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– 12 septembre – 31 décembre 2012 : Exposition « Blaise Cendrars 1912-2012. New York – Hollywood – Lausanne ». Bibliothèque cantonale et universitaire, Lausanne, site de la Riponne. Sylvestre Pidoux, commissaire de l’exposition.

Ecrivain majeur du XXème siècle, Blaise Cendrars, de son vrai nom Frédéric Louis Sauser, est né à La Chaux-de-Fonds en 1887. De la Russie aux Etats-Unis, de Paris à Sao Paulo, il se présente comme poète du monde entier et produit une œuvre résolument inscrite au cœur du monde, suivant les rythmes et les mouvements de son temps. Son œuvre se caractérise par la multiplicité des genres pratiqués : de la poésie au roman, du grand journalisme aux mémoires, l’écriture cendrarsienne ne cesse de se réinventer et d’explorer les différentes voies de la création. L’intérêt de Cendrars pour le cinéma, la peinture, la radio, et toutes les formes d’expression nouvelles atteste également de cette puissance d’innovation.

Blaise Cendrars situe sa naissance à la poésie à New York en 1912. Suite à une longue errance au cours de la nuit de Pâques, il rédige son premier long poème, Les Pâques, texte majeur de la modernité. Il invente pour signer ce texte son pseudonyme : « Blaise Cendrars ». Tout se passe comme si la naissance à l’écriture exigeait la création d’un nom nouveau, d’une identité nouvelle. L’écriture et la vie sont désormais intimement liées et la création littéraire ne fait qu’un avec la légende que s’invente Blaise Cendrars. Dès les premiers textes signés de son pseudonyme, la fiction nourrit et transforme la réalité.

Mais la réalité parfois rattrape et alimente la fiction. La suite des aventures américaines de Cendrars le montre. L’Or (1925), l’histoire d’un autre Suisse parti aux Etats-Unis, suscite de vives réactions outre-Atlantique : le texte est d’abord fortement condamné, en raison des libertés qu’il prend par rapport à la vérité historique ; puis adapté en 1936 pour le cinéma. Mais les exigences du marché cinématographique hollywoodien imposent au texte de Cendrars de nombreuses modifications.

Cristallisées dans le versant américain de l’œuvre cendrarsienne, ces tensions entre fiction et réalité trouveront leur résolution en Suisse romande, où Cendrars publie dans les années 30 ses premiers textes « autobiographiques » : Une Nuit dans la forêt (1929) et Vol à voiles (1932). Ces deux livres indiquent comment l’invention du nom s’accompagne d’une construction biographique imaginaire : au final, Cendrars s’invente une vie « et cette vie est construite comme un livre » (C. Leroy, « Notice », in Blaise Cendrars, Partir, Paris, Gallimard, 2011, p. 854).

 

 

– 24 novembre 2012 : Assemblée plénière du Centre d’Etudes Blaise Cendrars, à la Bibliothèque nationale suisse. Avec une Conférence des Profs J. Bogousslavsky et L. Tatu intitulée « Main perdue, main amie, main fantôme ».

– 4-6 mai 2011 – Colloque international de Lausanne « Aujourd’hui Cendrars. 1961-2011 »

– À l’occasion du cinquantenaire de la disparition de l’écrivain d’origine suisse, s’est tenu à l’Université de Lausanne le colloque international « Aujourd’hui Cendrars. 1961-2011 », organisé par Ch. Le Quellec Cottier (Centre d’Études Blaise Cendrars et Université de Lausanne) et Myriam Boucharenc (Association internationale Blaise Cendrars et Université Paris Ouest Nanterre).

Entre 1961 et 2011, les lectures de Cendrars se sont diversifiées, la figure de l’auteur a été envisagée à nouveaux frais, la place de l’écrivain au sein de l’histoire littéraire, réévaluée. La diversité des approches critiques a permis d’aborder la création sous des angles variés, qui ont contribué à révéler l’unité souterraine de cette œuvre, sa force intrinsèque, trop souvent dissimulée par la variété des genres pratiqués. Les trois journées interrogeront la postérité de Cendrars, précurseur de la modernité poétique du XXe siècle, à l’occasion du cinquantenaire de sa disparition.

– Publication des actes : voir Publications du CEBC.

– En lien étroit avec le colloque est présentée à la Bibliothèque nationale suisse l’exposition « Tirage de têtes », qui interroge la représentation de soi par Cendrars. Sylvestre Pidoux et Marie-Thérèse Lathion, commissaires d’exposition.

– Création d’une plaquette intitulée Tirage de têtes. Voir « autres publications » du CEBC.

– 6 novembre 2010 : Assemblée plénière du Centre d’Etudes Blaise Cendrars, à la Bibliothèque nationale suisse. Avec une conférence d’Etienne Barilier « Le grand Christ rouge de la Révolution ».

– 14 novembre 2009 : Assemblée plénière du Centre d’Etudes Blaise Cendrars. Election du nouveau comité de l’association. Conférence du poète Guy Goffette « Eloge du bourlingueur » et présentation de « Cendrars et Modigliani » par André Bénichou et Jean-Carlo Flückiger.

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