Biographie de Blaise Cendrars

1887 Naissance à La Chaux-de-Fonds, 27, rue de la Paix, de Frédéric-Louis Sauser, le futur Blaise Cendrars.
1894-1896 La famille séjourne à Naples où Freddy fréquente la Scuola Internazionale.
1897 Freddy Sauser fréquente la Untere Realschule de Bâle.
1902 Ecole de Commerce à Neuchâtel.
1904-1907 Séjour à Saint-Pétersbourg, employé par M. Leuba, ressortissant suisse et fabricant d’horlogerie.
1907-1910 Retour en Suisse. Etudes de médecine, puis de lettres à l’Université de Berne.
Rencontre de Félicie Poznanska, dite Féla, étudiante polonaise.
1910-1911 Séjour à Paris, à Saint-Pétersbourg et à New York où il rejoint Féla.
1912 A New York: Hic Haec Hoc, premier texte signé Blaise Cendrart [sic]. De retour à Paris, il fonde avec Emil Szittya la revue Les Hommes nouveaux et publie son premier grand poème, Les Pâques, signé de son pseudonyme définitif « Blaise Cendrars ». Rencontre de Guillaume Apollinaire et de l’avant-garde parisienne.
1913 Parution de La Prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France, « le premier livre simultané », avec les gouaches de Sonia Delaunay.
Elaboration du Panama ou les Aventures de mes sept oncles, poème qui ne paraîtra qu’en 1918. Féla rentre de New York
1914-1915 Engagé volontaire dans la Première Guerre Mondiale. Epouse Féla avant de partir au front. Elle lui donne deux fils, en 1914 Odilon et Rémy en 1916. Perd son bras droit au combat en Champagne, le 28 septembre 1915.
1916 Naturalisé Français. Publication de La guerre au Luxembourg.
1917 Installation à Méréville : été d’intense création (L’Eubage, Moravagine, La Fin du Monde filmée par l’Ange Notre-Dame). Publication de Profond Aujourd’hui.
Rencontre l’actrice Raymone Duchâteau qui sera désormais la compagne de sa vie.
1918 J’ai tué. Fondateur et codirecteur des Editions de la Sirène, avec Paul Laffitte.
1919 Dix-neuf poèmes élastiques. L’ABC du cinéma.
1920-1921 Expériences cinématographiques, avec Abel Gance.
1921 Anthologie nègre.

 

1923 Sur un livret de Cendrars, les Ballets suédois produisent La Création du monde, musique de Darius Milhaud, décors et costumes de Fernand Léger.
1925 L’Or, la merveilleuse histoire du Général Johann August Suter, premier livre à grand succès international, paraît au retour du second voyage au Brésil.
1926 Moravagine. L’Eubage, aux antipodes de l’Unité.
1929 Le Plan de l’Aiguille et Les Confessions de Dan Yack. Une Nuit dans la forêt, premier fragment d’une autobiographie paraît au éditons du Verseau à Lausanne, avec des gravures de Charles Clément. Cendrars vit à Paris ou s’isole dans sa « maison de campagne » au Tremblay-sur-Mauldre.
1930 Comment les Blancs sont d’anciens Noirs, dernier recueil de contes africains.  Rhum, l’aventure de Jean Galmot, est un roman écrit à partir des reportages de Cendrars lors du procès orchestré après la mort du député de Guyane.
1931  Aujourd’hui (recueil de textes en prose).
1932 Vol à voiles, prochronie.
1935-1938 Divers reportages. Nouvelles : Histoires vraies (1938), La Vie dangereuse (1939). En 1936, pour Paris-Soir, il fait la traversée inaugurale du « Normandie » et ses reportages sont transmis en direct à Paris. Cette même année, séjour à Hollywood où il rencontre James Cruze qui interprète « Sutter’s Gold », directement inspiré de son roman.
1939-1940 Correspondant de guerre auprès de l’Armée anglaise.
D’oultremer à indigo (1940).
1940 Après l’Armistice, s’installe à Aix-en-Provence.
1943-1949 Années de création intense. Ecrit quatre volumes, « des Mémoires qui ne sont pas des Mémoires » : L’Homme foudroyé (1945), La Main coupée (1946), Bourlinguer (1948), Le Lotissement du ciel (1949), qui ont été nommés la « Tétralogie ».
Le 27 octobre 1949, se marie avec Raymone Duchâteau à Sigriswil (Oberland bernois).
1950 Retour à Paris.
1956-1958 Dernière œuvre, un roman-roman : Emmène-moi au bout du monde!…. Cette même année, une attaque le laisse très affaibli. En 1958, une seconde attaque le rend aphasique.
1960 Commandeur de la Légion d’honneur, distinction remise par André Malraux.
1961 Grand Prix littéraire de la Ville de Paris.
Blaise Cendrars meurt le 21 janvier 1961.